Les cyanobactéries sont des microorganismes procaryotes adaptés à des écosystèmes très variés. Elles sont capables de se multiplier très rapidement jusqu'à former des proliférations reconnaissables par la présence d'un film vert bleuté à la surface de l'eau. Présentes dans les eaux douces et les eaux marines, certaines d'entre-elles peuvent produire des toxines (appelées cyanotoxines) induisant, en cas d'ingestion ou de contacts, des effets sur le système nerveux et sur le foie.
Ces cyanobactéries sont à distinguer des phycotoxines, produites par du plancton en milieu marin uniquement, régulièrement associées aux épisodes toxiques entraînant l'interdiction de commercialisation des coquillages.
Evaluation des risques
Les épisodes d'intoxication humaine répertoriés dans le monde concernent la baignade en milieu naturel, la consommation d'eau de boisson insuffisamment traitée, celles de coquillages et des usages d'eau mal traitée pour des dialyses rénales. À l'heure actuelle en France, aucune intoxication humaine n'a été imputée aux cyanotoxines. Toutefois, suite au recensement de cyanobactéries sur plusieurs sites de baignades et à quelques cas d'intoxication animale par abreuvement dans le milieu naturel, la Direction générale de la santé a saisi l'Afssa pour l'évaluation des risques liés à la présence de cyanobactéries dans les eaux destinées à la consommation humaine et l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) pour l'évaluation des risques lié à la baignade. Les experts des deux agences ont ainsi collecté puis analysé, les données auparavant dispersées au sein de diverses entités, afin de dresser un état actualisé des connaissances relatives aux cyanobactéries en France. Des propositions de valeurs limites d'exposition pour certaines cyanotoxines ont notamment été faites.
Les premières recommandations de l'Afssa
De cet état des lieux, il ressort qu'en termes d'évaluation des risques, le groupe d'experts de l'Afssa ne peut se prononcer que sur une seule des toxines, la microcystine LR, et considère que le risque de sa présence dans les eaux destinées à la consommation humaine est négligeable. L'Agence propose, par ailleurs, une évolution réglementaire visant à actualiser les paramètres qui sont à rechercher par la méthode d'analyse normalisée des microcystines dans l'eau de distribution publique. Lorsqu'une prolifération de cyanobactéries est constatée, l'Afssa recommande en outre, que soit interdit l'emploi à titre curatif des algicides dans les eaux brutes utilisées pour la production d'eau potable. En effet, les algicides provoquent la mort des cellules pouvant induire la libération de cyanotoxines, plus difficiles à éliminer que les cyanobactéries lors des traitements effectués par les usines de production d'eau d'alimentation. Pour en savoir plus...
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Les cyanobactéries et leurs toxines dans les eaux
Les cyanobactéries sont des microorganismes procaryotes adaptés à des écosystèmes très variés. Elles sont capables de se multiplier très rapidement jusqu'à former des proliférations reconnaissables par la présence d'un film vert bleuté à la surface de l'eau. Présentes dans les eaux douces et les eaux marines, certaines d'entre-elles peuvent produire des toxines (appelées cyanotoxines) induisant, en cas d'ingestion ou de contacts, des effets sur le système nerveux et sur le foie.
Ces cyanobactéries sont à distinguer des phycotoxines, produites par du plancton en milieu marin uniquement, régulièrement associées aux épisodes toxiques entraînant l'interdiction de commercialisation des coquillages.
Evaluation des risques Les épisodes d'intoxication humaine répertoriés dans le monde concernent la baignade en milieu naturel, la consommation d'eau de boisson insuffisamment traitée, celles de coquillages et des usages d'eau mal traitée pour des dialyses rénales. À l'heure actuelle en France, aucune intoxication humaine n'a été imputée aux cyanotoxines. Toutefois, suite au recensement de cyanobactéries sur plusieurs sites de baignades et à quelques cas d'intoxication animale par abreuvement dans le milieu naturel, la Direction générale de la santé a saisi l'Afssa pour l'évaluation des risques liés à la présence de cyanobactéries dans les eaux destinées à la consommation humaine et l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) pour l'évaluation des risques lié à la baignade. Les experts des deux agences ont ainsi collecté puis analysé, les données auparavant dispersées au sein de diverses entités, afin de dresser un état actualisé des connaissances relatives aux cyanobactéries en France. Des propositions de valeurs limites d'exposition pour certaines cyanotoxines ont notamment été faites.
Les premières recommandations de l'Afssa
De cet état des lieux, il ressort qu'en termes d'évaluation des risques, le groupe d'experts de l'Afssa ne peut se prononcer que sur une seule des toxines, la microcystine LR, et considère que le risque de sa présence dans les eaux destinées à la consommation humaine est négligeable. L'Agence propose, par ailleurs, une évolution réglementaire visant à actualiser les paramètres qui sont à rechercher par la méthode d'analyse normalisée des microcystines dans l'eau de distribution publique. Lorsqu'une prolifération de cyanobactéries est constatée, l'Afssa recommande en outre, que soit interdit l'emploi à titre curatif des algicides dans les eaux brutes utilisées pour la production d'eau potable. En effet, les algicides provoquent la mort des cellules pouvant induire la libération de cyanotoxines, plus difficiles à éliminer que les cyanobactéries lors des traitements effectués par les usines de production d'eau d'alimentation.