La vitamine D possède une double origine : elle est apportée par l'alimentaire et synthétisée par l'organisme au niveau de la peau sous l'action des rayons solaires ou ultraviolets. Ainsi, ce n'est que pour les sujets s'exposant très peu au soleil (situation exceptionnelle chez les français) que la vitamine D constitue un nutriment indispensable.
La vitamine D fabriquée par la peau est mise en réserve au niveau du foie, du muscle et du tissu gras et utilisée à la demande au cours des périodes hivernales.
Deux formes de vitamine D existent : la vitamine D2 ou ergocalciférol, produite par les végétaux, et la vitamine D3 ou cholécalciférol, produite par les animaux. Chez l'homme, ces deux formes exercent les mêmes activités biologiques, puisqu'elles sont converties en 1,25-dihydroxyvitamine D (communément appelé vitamine D), leur principal métabolite actif.
La fonction essentielle de la vitamine D est d'augmenter la capacité d'absorption de l'intestin du calcium et du phosphore, ce qui permet : 1) d'assurer une minéralisation optimale des tissus minéralisés, notamment os, cartilage et dents ; 2) de contribuer au maintien des concentrations plasmatiques du calcium et du phosphore.
Les signes cliniques de carence en vitamine D sont : l'ostéomalacie et le rachitisme au niveau osseux, la baisse de tonus musculaire, les crises de tétanie et les convulsions (en relation avec une hypocalcémie) et parfois l'anémie. Chez les personnes âgées, la carence en vitamine D constitue un terrain favorable à la perte osseuse et donc à l'ostéoporose.
Plusieurs tranches d'âge constituent des populations à risque de carence en vitamine D : ce sont les nouveau-nés, les nourrissons, les femmes enceintes et les personnes âgées, particulièrement celles placées en institution, qui s'exposent peu au soleil et/ou ont des besoins accrus. D'autres facteurs peuvent aggraver ces risques de carence, la forte pigmentation cutanée, les régimes alimentaires spécifiques (végétarien, macrobiotique), les pathologies induisant une malabsorption intestinale.
Les apports nutritionnels conseillés en vitamine D ont été définis en considérant que la production endogène couvre 50 à 70% des besoins quotidiens en cette vitamine.
Un nombre limité d'aliments contient des quantités significatives de vitamine D. En effet, ces teneurs sont étroitement liés à la présence de matières grasses dans les aliments. Ainsi, les aliments les plus riches en vitamines D sont les poissons de mer gras, quel que soit leur mode de préparation et de conservation (cuisson à l'eau, fumage, appertisation, grillade). De faibles quantités de vitamine D sont également apportées par les viandes, les abats, les pâtés, les champignons…Les poissons maigres (raie, sole, raie, colin) sont dépourvues de vitamine D.
Définition de l'ostéomalacie et du rachitisme
Ce sont des pathologies liées à un défaut d'accumulation des éléments minéraux au niveau du squelette. On parle d'ostéomalacie chez l'adulte et de rachitisme chez le jeune en croissance. Elles entraînent des douleurs osseuses et musculaires ainsi que des déformations osseuses.
Définition de l'ostéoporose
L'ostéoporose (littéralement "os poreux") est l'une des pathologies chroniques invalidantes du 3ème âge. Elle résulte d'une accentuation pathologique du vieillissement physiologique de l'os et est caractérisée par une masse osseuse très faible et une dégradation de la structure de l'os. Ses manifestations les plus connues sont les tassements vertébraux, les fractures du poignet et les fractures de la hanche (col du fémur). Nous ne sommes pas tous égaux devant cette pathologie : elle est 3 fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. De fait, entre 30 et 80 ans, les femmes ont perdu en moyenne 45% de leur capital initial alors que cette perte osseuse n'est que de 15-20% chez les hommes, différence en relation avec la carence œstrogénique à partir de la ménopause. En raison du vieillissement de plus en plus prononcé de la population, le nombre de fractures dues à l'ostéoporose, environ 140 000 par an, pourrait tripler avant un demi siècle. De plus, la mortalité (40% de décès tous sexes confondus dans les 2 ans suivants la fracture) ainsi que le coût socio-économique (4-7 milliards de francs par an) associés indiquent à quel point la prévention de cette pathologie constitue un enjeu de santé publique. Cette prévention passe par des apports alimentaires en calcium et en vitamine D suffisants et réguliers, une activité physique régulière, une réduction de la consommation de tabac et d'alcool et chez les femmes, et un traitement hormonal substitutif dès le début de la ménopause.
>Apports nutritionnels conseillés en vitamine D pour la population française (pdf) Apports nutritionnels conseillés Alimentation humaine Accueil,L'Anses,Actualités,Espace presse,Agenda,Nos thématiques,Alimentation humaine,Santé et alimentation animales,Santé et environnement,Santé au travail,Végétal,Avis et publications,Derniers avis et rapports,Avis et rapports Alimentation humaine,Avis et rapports Santé et alimentation animales,Avis et rapports Santé Environnement Travail,Avis relatifs au végétal,Avis et rapports disponibles en anglais,Bulletins et périodiques,Autres publications,S'abonner à la lettre d'information de l'Anses,Recherche et référence,Programme de recherche,Laboratoires et activités, + ,Recrutement,Marchés publics,Galaxie des sites,Partenaires,Extranet / ExpertNet,Espace junior,Mentions légales,Contact, ,Vitamine DView vitamine vitaminesOpen ergocaciférolView cholécalciférolMore infos on dihydroxyvitamine DSee rayons solaires AnsesView alimentationGo to environnement
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Vitamine D La vitamine D possède une double origine : elle est apportée par l'alimentaire et synthétisée par l'organisme au niveau de la peau sous l'action des rayons solaires ou ultraviolets. Ainsi, ce n'est que pour les sujets s'exposant très peu au soleil (situation exceptionnelle chez les français) que la vitamine D constitue un nutriment indispensable.
La vitamine D fabriquée par la peau est mise en réserve au niveau du foie, du muscle et du tissu gras et utilisée à la demande au cours des périodes hivernales.
Deux formes de vitamine D existent : la vitamine D2 ou ergocalciférol, produite par les végétaux, et la vitamine D3 ou cholécalciférol, produite par les animaux. Chez l'homme, ces deux formes exercent les mêmes activités biologiques, puisqu'elles sont converties en 1,25-dihydroxyvitamine D (communément appelé vitamine D), leur principal métabolite actif.
La fonction essentielle de la vitamine D est d'augmenter la capacité d'absorption de l'intestin du calcium et du phosphore, ce qui permet : 1) d'assurer une minéralisation optimale des tissus minéralisés, notamment os, cartilage et dents ; 2) de contribuer au maintien des concentrations plasmatiques du calcium et du phosphore.
Les signes cliniques de carence en vitamine D sont : l'ostéomalacie et le rachitisme au niveau osseux, la baisse de tonus musculaire, les crises de tétanie et les convulsions (en relation avec une hypocalcémie) et parfois l'anémie. Chez les personnes âgées, la carence en vitamine D constitue un terrain favorable à la perte osseuse et donc à l'ostéoporose.
Plusieurs tranches d'âge constituent des populations à risque de carence en vitamine D : ce sont les nouveau-nés, les nourrissons, les femmes enceintes et les personnes âgées, particulièrement celles placées en institution, qui s'exposent peu au soleil et/ou ont des besoins accrus. D'autres facteurs peuvent aggraver ces risques de carence, la forte pigmentation cutanée, les régimes alimentaires spécifiques (végétarien, macrobiotique), les pathologies induisant une malabsorption intestinale.
Les apports nutritionnels conseillés en vitamine D ont été définis en considérant que la production endogène couvre 50 à 70% des besoins quotidiens en cette vitamine.
Un nombre limité d'aliments contient des quantités significatives de vitamine D. En effet, ces teneurs sont étroitement liés à la présence de matières grasses dans les aliments. Ainsi, les aliments les plus riches en vitamines D sont les poissons de mer gras, quel que soit leur mode de préparation et de conservation (cuisson à l'eau, fumage, appertisation, grillade). De faibles quantités de vitamine D sont également apportées par les viandes, les abats, les pâtés, les champignons…Les poissons maigres (raie, sole, raie, colin) sont dépourvues de vitamine D.
Définition de l'ostéomalacie et du rachitisme Ce sont des pathologies liées à un défaut d'accumulation des éléments minéraux au niveau du squelette. On parle d'ostéomalacie chez l'adulte et de rachitisme chez le jeune en croissance. Elles entraînent des douleurs osseuses et musculaires ainsi que des déformations osseuses.
Définition de l'ostéoporose L'ostéoporose (littéralement "os poreux") est l'une des pathologies chroniques invalidantes du 3ème âge. Elle résulte d'une accentuation pathologique du vieillissement physiologique de l'os et est caractérisée par une masse osseuse très faible et une dégradation de la structure de l'os. Ses manifestations les plus connues sont les tassements vertébraux, les fractures du poignet et les fractures de la hanche (col du fémur). Nous ne sommes pas tous égaux devant cette pathologie : elle est 3 fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. De fait, entre 30 et 80 ans, les femmes ont perdu en moyenne 45% de leur capital initial alors que cette perte osseuse n'est que de 15-20% chez les hommes, différence en relation avec la carence œstrogénique à partir de la ménopause. En raison du vieillissement de plus en plus prononcé de la population, le nombre de fractures dues à l'ostéoporose, environ 140 000 par an, pourrait tripler avant un demi siècle. De plus, la mortalité (40% de décès tous sexes confondus dans les 2 ans suivants la fracture) ainsi que le coût socio-économique (4-7 milliards de francs par an) associés indiquent à quel point la prévention de cette pathologie constitue un enjeu de santé publique. Cette prévention passe par des apports alimentaires en calcium et en vitamine D suffisants et réguliers, une activité physique régulière, une réduction de la consommation de tabac et d'alcool et chez les femmes, et un traitement hormonal substitutif dès le début de la ménopause.