L'expression « Apports Nutritionnels Conseillés » remonte à 1981, date de la première édition du guide du même nom, qui présente le résultat du travail effectué par des spécialistes de la nutrition réunis pour l'occasion par l'Agence.
La notion d'ANC s'articule avec celle des besoins nutritionnels : alors que les Apports conseillés sont de l'ordre de la santé publique, c'est-à-dire de la population, les besoins nutritionnels relèvent, au contraire, du domaine de l'individu et sont liés à un objectif médical. Ces derniers correspondent à une quantité d'énergie ou de nutriments suffisants pour couvrir les besoins nets (c'est-à-dire la quantité de nutriments utilisés après absorption intestinale permettant la constitution et le maintien des réserves) en prenant en compte la quantité réellement absorbée. Ici, c'est la mesure expérimentale qui prime pour définir les besoins en fonction des individus (le facteur d'absorption étant variable d'un individu à l'autre).
Les besoins nutritionnels se divisent en deux catégories de nutriments : Ceux qui sont indispensables parce que l'organisme ne les synthétise pas de lui-même ou qui ne peuvent être totalement remplacés par un autre élément, et ceux qui sont dits « non-indispensables », parce que l'organisme est capable de les synthétiser de lui-même. Entre ces deux catégories se placent les éléments « conditionnellement indispensables » ou « essentiels » qui peuvent être synthétisés par l'organisme mais qui nécessitent, pour atteindre un taux optimum, d'être aussi apportés par l'alimentation (ex : les acides gras). Si l'étude des besoins nutritionnels se fait sur un groupe expérimental d'individus, la valeur moyenne obtenue sera appelée « besoins nutritionnels moyens ». C'est sur une base de sécurité de 130% (deux écarts types de 15%) des besoins moyens que se calcule l'apport nutritionnel conseillé pour la population.
Le terme d'ANC est volontairement large, il regroupe tous les nutriments, indispensables ou non, et, par là, permet d'éviter une surabondance de termes regroupant des notions proches.
ANC : limites inférieures et supérieures
Bien que les ANC définissent une valeur conseillée, ils ne demandent pas une stricte obédience. En effet, ils correspondent tout d'abord à une moyenne majorée pour couvrir les besoins de la quasi-totalité de la population (97.5%). Ils prennent ensuite en compte la constitution de réserves puisqu'ils sont calculés sur la base des besoins nets. Si l'on s'en tient uniquement aux besoins nutritionnels minimaux, les réserves n'étant pas constituées, il s'en suit, au moindre écart nutritionnel, un risque de carence.
En 1996, le conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) a défini des limites de sécurité pour un certain nombre de minéraux et de vitamines. Cette limite a été calculée selon les méthodes classiques de toxicologie et comprend une marge permettant de prendre en compte la diversité de sensibilité de la population.
Il est à noter que ces diverses valeurs ne sont qu'une indication générale qui ne s'applique pas lors d'un traitement médical personnalisé et encadré.
Les ANC et l'évolution de la société
Les études sur les ANC ne peuvent se contenter des valeurs obtenues par le passé, il faut régulièrement remettre à jour, en fonction de l'évolution de la société et des connaissances scientifiques, les données sur le sujet.
En 1992 et 2003 deux révisions du rapport « Apports nutritionnels conseillés pour la population française » ont été effectuées. En 2001 ont été publiés les ANC pour un certain nombre d'acide gras. En 2006 une réflexion portant sur « l'actualisation des apports nutritionnels conseillés en acide gras » s'est vu initiée.
Alimentation humaine Accueil,L'Anses,Actualités,Espace presse,Agenda,Nos thématiques,Alimentation humaine,Santé et alimentation animales,Santé et environnement,Santé au travail,Végétal,Avis et publications,Derniers avis et rapports,Avis et rapports Alimentation humaine,Avis et rapports Santé et alimentation animales,Avis et rapports Santé Environnement Travail,Avis relatifs au végétal,Avis et rapports disponibles en anglais,Bulletins et périodiques,Autres publications,S'abonner à la lettre d'information de l'Anses,Recherche et référence,Appel à projets de recherche,Laboratoires et activités, + ,Recrutement,Marchés publics,Galaxie des sites,Partenaires,Extranet / ExpertNet,Espace junior,Mentions légales,Contact, ,Open AnsesMore infos on alimentation environnement travailOpen securite sanitaireInfos on securite aliments securite sanitaire alimentsSee alimentation animaleOpen expertise Influenza aviaire FCO
M
Apports Nutritionnels Conseillés (ANC)
L'expression « Apports Nutritionnels Conseillés » remonte à 1981, date de la première édition du guide du même nom, qui présente le résultat du travail effectué par des spécialistes de la nutrition réunis pour l'occasion par l'Agence.
La notion d'ANC s'articule avec celle des besoins nutritionnels : alors que les Apports conseillés sont de l'ordre de la santé publique, c'est-à-dire de la population, les besoins nutritionnels relèvent, au contraire, du domaine de l'individu et sont liés à un objectif médical. Ces derniers correspondent à une quantité d'énergie ou de nutriments suffisants pour couvrir les besoins nets (c'est-à-dire la quantité de nutriments utilisés après absorption intestinale permettant la constitution et le maintien des réserves) en prenant en compte la quantité réellement absorbée. Ici, c'est la mesure expérimentale qui prime pour définir les besoins en fonction des individus (le facteur d'absorption étant variable d'un individu à l'autre).
Les besoins nutritionnels se divisent en deux catégories de nutriments : Ceux qui sont indispensables parce que l'organisme ne les synthétise pas de lui-même ou qui ne peuvent être totalement remplacés par un autre élément, et ceux qui sont dits « non-indispensables », parce que l'organisme est capable de les synthétiser de lui-même. Entre ces deux catégories se placent les éléments « conditionnellement indispensables » ou « essentiels » qui peuvent être synthétisés par l'organisme mais qui nécessitent, pour atteindre un taux optimum, d'être aussi apportés par l'alimentation (ex : les acides gras). Si l'étude des besoins nutritionnels se fait sur un groupe expérimental d'individus, la valeur moyenne obtenue sera appelée « besoins nutritionnels moyens ». C'est sur une base de sécurité de 130% (deux écarts types de 15%) des besoins moyens que se calcule l'apport nutritionnel conseillé pour la population.
Le terme d'ANC est volontairement large, il regroupe tous les nutriments, indispensables ou non, et, par là, permet d'éviter une surabondance de termes regroupant des notions proches.
ANC : limites inférieures et supérieures
Bien que les ANC définissent une valeur conseillée, ils ne demandent pas une stricte obédience. En effet, ils correspondent tout d'abord à une moyenne majorée pour couvrir les besoins de la quasi-totalité de la population (97.5%). Ils prennent ensuite en compte la constitution de réserves puisqu'ils sont calculés sur la base des besoins nets. Si l'on s'en tient uniquement aux besoins nutritionnels minimaux, les réserves n'étant pas constituées, il s'en suit, au moindre écart nutritionnel, un risque de carence.
En 1996, le conseil supérieur d'hygiène publique de France (CSHPF) a défini des limites de sécurité pour un certain nombre de minéraux et de vitamines. Cette limite a été calculée selon les méthodes classiques de toxicologie et comprend une marge permettant de prendre en compte la diversité de sensibilité de la population.
Il est à noter que ces diverses valeurs ne sont qu'une indication générale qui ne s'applique pas lors d'un traitement médical personnalisé et encadré.
Les ANC et l'évolution de la société
Les études sur les ANC ne peuvent se contenter des valeurs obtenues par le passé, il faut régulièrement remettre à jour, en fonction de l'évolution de la société et des connaissances scientifiques, les données sur le sujet.
En 1992 et 2003 deux révisions du rapport « Apports nutritionnels conseillés pour la population française » ont été effectuées. En 2001 ont été publiés les ANC pour un certain nombre d'acide gras. En 2006 une réflexion portant sur « l'actualisation des apports nutritionnels conseillés en acide gras » s'est vu initiée.