Favisme Vigilance alimentaire pour certaines populations
Le favisme est une maladie qui concerne les personnes porteuses d’un déficit en glucose-6-phosphate déhydrogénase (G-6-PD), une enzyme intervenant dans de nombreuses voies de biosynthèse (acides aminés, stéroïdes, lipides…). Ce déficit enzymatique touche principalement les populations masculines originaires d’Afrique, d’Inde, du bassin méditerranéen et du Sud-Est asiatique.
120 000 personnes en France métropolitaine seraient atteintes de ce déficit selon l’OMS. Certains médicaments (à base de quinine notamment) mais aussi la consommation de fèves (d’où le terme de favisme), en particulier fraîches et crues, et certaines substances telles que la quinine ou la vitamine C présentes dans l’alimentation, peuvent être à l’origine d’accidents. Si dans la majorité des cas, la mutation liée à cette anomalie n’est pas assez importante pour être symptomatique, dans d’autres cas des signes cliniques graves peuvent survenir (ictère néonatal chez le nouveau-né ou anémie hémolytique potentiellement létale à tout âge).
Des aliments et composants à éviter
Le 27 mai 2006, l’Afssa a été saisie par la Direction générale de la santé (DGS) afin d’élaborer des recommandations concernant l’alimentation des personnes porteuses de ce déficit enzymatique. Dans l’état actuel des connaissances, la consommation de fèves, féveroles ou compléments alimentaires à base de fèves n’est pas recommandée chez les personnes qui présentent un déficit en G-6-PD et ce quel que soit leur mode de conservation et de préparation.
En dehors des fèves, la quinine et la vitamine C sont les deux seules substances retrouvées dans l’alimentation décrites comme étant à l’origine d’accidents hémolytiques. La consommation de boissons contenant de la quinine n’est pas recommandée en cas de déficit en G-6-PD. Il en est de même pour les produits naturellement riches en vitamine C (fruits, fruits à coques, baies, certains jus de fruits, en particulier), ainsi que pour les denrées enrichies ou pour les compléments alimentaires à base de cette vitamine. Le seuil de 1 g/jour est à retenir comme limite de sécurité pour les personnes qui présentent un déficit en G-6-PD.
Sensibiliser les professionnels
Il semble nécessaire, au vu des risques que présente la maladie et de la méconnaissance de ceux-ci par les professionnels de santé et de l’agroalimentaire, de mieux informer ceux-ci sur les risques potentiels que peuvent présenter les fèves et certaines substances présentes dans l’alimentation (quinine, vitamine C) pour les personnes atteintes d’un déficit en glucose-6-phosphate déhydrogénase (G-6-PD).
La farine de fève ou féverole, si elle est utilisée comme ingrédient en industrie agroalimentaire, doit figurer sur l’étiquetage du produit fini comme l’impose la législation. Cependant, cet étiquetage étant soumis à de nombreuses dérogations dans le secteur de la boulangerie – pâtisserie, l’Afssa recommande de mettre en garde la profession de ce secteur contre une utilisation excessive de fèves et de ne pas dépasser le seuil fixé à 2 %. De plus, elle préconise la création d’un guide d’informations décrivant la maladie et ses conséquences potentielles à destination des professionnels de la restauration ou des cantines scolaires. Enfin, l’Agence souligne qu’il est important de mieux faire connaître cette pathologie aux professionnels de santé, celle-ci étant en effet faiblement connue du milieu médical non spécialisé. Alimentation humaine > Consommateurs Accueil,L'Anses,Actualités,Espace presse,Agenda,Nos thématiques,Alimentation humaine,Santé et alimentation animales,Santé et environnement,Santé au travail,Végétal,Avis et publications,Derniers avis et rapports,Avis et rapports Alimentation humaine,Avis et rapports Santé et alimentation animales,Avis et rapports Santé Environnement Travail,Avis relatifs au végétal,Avis et rapports disponibles en anglais,Bulletins et périodiques,Autres publications,S'abonner à la lettre d'information de l'Anses,Recherche et référence,Programme de recherche,Laboratoires et activités, + ,Recrutement,Marchés publics,Galaxie des sites,Partenaires,Extranet / ExpertNet,Espace junior,Mentions légales,Contact, ,See AnsesOpen alimentation environnementGo to travailView securite sanitaireOpen securite aliments securite sanitaire aliments alimentation animaleOpen expertise Influenza aviaire FCO
M
Favisme Vigilance alimentaire pour certaines populations
Le favisme est une maladie qui concerne les personnes porteuses d’un déficit en glucose-6-phosphate déhydrogénase (G-6-PD), une enzyme intervenant dans de nombreuses voies de biosynthèse (acides aminés, stéroïdes, lipides…). Ce déficit enzymatique touche principalement les populations masculines originaires d’Afrique, d’Inde, du bassin méditerranéen et du Sud-Est asiatique.
120 000 personnes en France métropolitaine seraient atteintes de ce déficit selon l’OMS. Certains médicaments (à base de quinine notamment) mais aussi la consommation de fèves (d’où le terme de favisme), en particulier fraîches et crues, et certaines substances telles que la quinine ou la vitamine C présentes dans l’alimentation, peuvent être à l’origine d’accidents. Si dans la majorité des cas, la mutation liée à cette anomalie n’est pas assez importante pour être symptomatique, dans d’autres cas des signes cliniques graves peuvent survenir (ictère néonatal chez le nouveau-né ou anémie hémolytique potentiellement létale à tout âge).
Des aliments et composants à éviter Le 27 mai 2006, l’Afssa a été saisie par la Direction générale de la santé (DGS) afin d’élaborer des recommandations concernant l’alimentation des personnes porteuses de ce déficit enzymatique. Dans l’état actuel des connaissances, la consommation de fèves, féveroles ou compléments alimentaires à base de fèves n’est pas recommandée chez les personnes qui présentent un déficit en G-6-PD et ce quel que soit leur mode de conservation et de préparation. En dehors des fèves, la quinine et la vitamine C sont les deux seules substances retrouvées dans l’alimentation décrites comme étant à l’origine d’accidents hémolytiques. La consommation de boissons contenant de la quinine n’est pas recommandée en cas de déficit en G-6-PD. Il en est de même pour les produits naturellement riches en vitamine C (fruits, fruits à coques, baies, certains jus de fruits, en particulier), ainsi que pour les denrées enrichies ou pour les compléments alimentaires à base de cette vitamine. Le seuil de 1 g/jour est à retenir comme limite de sécurité pour les personnes qui présentent un déficit en G-6-PD.
Sensibiliser les professionnels Il semble nécessaire, au vu des risques que présente la maladie et de la méconnaissance de ceux-ci par les professionnels de santé et de l’agroalimentaire, de mieux informer ceux-ci sur les risques potentiels que peuvent présenter les fèves et certaines substances présentes dans l’alimentation (quinine, vitamine C) pour les personnes atteintes d’un déficit en glucose-6-phosphate déhydrogénase (G-6-PD).
La farine de fève ou féverole, si elle est utilisée comme ingrédient en industrie agroalimentaire, doit figurer sur l’étiquetage du produit fini comme l’impose la législation. Cependant, cet étiquetage étant soumis à de nombreuses dérogations dans le secteur de la boulangerie – pâtisserie, l’Afssa recommande de mettre en garde la profession de ce secteur contre une utilisation excessive de fèves et de ne pas dépasser le seuil fixé à 2 %. De plus, elle préconise la création d’un guide d’informations décrivant la maladie et ses conséquences potentielles à destination des professionnels de la restauration ou des cantines scolaires. Enfin, l’Agence souligne qu’il est important de mieux faire connaître cette pathologie aux professionnels de santé, celle-ci étant en effet faiblement connue du milieu médical non spécialisé.