Les acides gras oméga 3 appartiennent à la famille des acides gras (lipides) polyinsaturés. Ils sont dits « essentiels » car nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme des cellules. Le précurseur de cette famille, l'acide alpha-linolénique (ALA), est dit indispensable car il est nécessaire au développement et au bon fonctionnement du corps humain, mais que notre corps ne sait pas le fabriquer. Il doit donc obligatoirement être apporté par notre alimentation. A partir de ce composé, l'organisme synthétise d'autres acides gras omega 3, notamment les acides eicosapentaenoïque (EPA).et docosahexaénoique (DHA). Cependant, la conversion de l'ALA en DHA est trop faible pour couvrir les besoins en DHA, ce dernier est donc également considéré comme indispensable et doit être apporté par l'alimentation.
Où trouve-t-on les acides gras (AG) oméga 3 ?
Les aliments les plus riches en oméga 3 proviennent de certains végétaux terrestres (la noix, l'huile de colza, de soja, de lin, etc.) et de certains animaux marins (les poissons gras comme le saumon, le thon, le maquereau, le hareng, la sardine et l'anchois, etc.)
Toutefois, en France, ce sont les produits animaux terrestres (viandes, œufs, produits laitiers, etc.) qui contribuent majoritairement aux apports, car, même s'ils ont des teneurs plus basses en acides gras oméga 3, ils sont consommés en grande quantité.
Quels sont leurs effets sur la santé ?
Les données scientifiques démontrent que la consommation d'acides gras oméga 3 peut conduire à : · une diminution de la pression artérielle chez les personnes présentant une hypertension artérielle · une diminution de la quantité de triglycérides dans le sang, un type de lipides qui, en cas d'excès, contribue au développement de maladies du cœur · chez les personnes présentant au préalable des pathologies cardiovasculaires, une réduction de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaires
Le travail de l'Agence
Des apports nutritionnels conseillés pour l'ALA, l'EPA et le DHA ont été définis par l'Agence pour l'adulte, la femme enceinte et allaitante et l'enfant.
La répartition des apports entre les acides gras oméga 3 et les acides gras oméga 6, une autre famille d'acides gras essentiels, est également importante.Ces deux familles d'acides gras sont en effet métabolisées par des enzymes communes auprès desquelles ils entrent en compétition. Ainsi, un apport excessif en oméga 6 entraîne une métabolisation moindre des oméga 3. Il faut notamment veiller à ce que les apports en LA (oméga 6) ne soient pas trop élevés par rapport aux apports en ALA (oméga 3), surtout si les apports en EPA et DHA sont faibles.
En 2003, l'Agence a réalisé un rapport relatif à l'intérêt nutritionnel des acides gras de la famille oméga 3, à leur impact sur le système cardiovasculaire et aux allégations qui leur sont relatives. , L'évaluation des apports en acides gras oméga 3 a amené l'Agence à recommander la mise en place d'une politique visant à accroître le niveau des apports en acides gras oméga 3 dans la population française. Dans ce but, la promotion de la consommation des aliments naturellement riches en acides gras oméga 3, comme certains poissons et certaines huiles (colza, noix …) pourrait notamment être envisagée·.
L'Agence rappelle que les mesures de prévention des maladies cardiovasculaires ne reposent pas seulement sur la consommation alimentaire d'acides gras oméga 3, mais sur une alimentation variée et équilibrée et la pratique d'une activité physique. Au niveau domestique, certaines huiles riches en acides gras oméga 3 ne supportent pas la friture et le chauffage intense et doivent donc être utilisées en assaisonnement.
Juillet 2011
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Les acides gras oméga 3
Les acides gras oméga 3 appartiennent à la famille des acides gras (lipides) polyinsaturés. Ils sont dits « essentiels » car nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme des cellules. Le précurseur de cette famille, l'acide alpha-linolénique (ALA), est dit indispensable car il est nécessaire au développement et au bon fonctionnement du corps humain, mais que notre corps ne sait pas le fabriquer. Il doit donc obligatoirement être apporté par notre alimentation. A partir de ce composé, l'organisme synthétise d'autres acides gras omega 3, notamment les acides eicosapentaenoïque (EPA).et docosahexaénoique (DHA). Cependant, la conversion de l'ALA en DHA est trop faible pour couvrir les besoins en DHA, ce dernier est donc également considéré comme indispensable et doit être apporté par l'alimentation.
Toutefois, en France, ce sont les produits animaux terrestres (viandes, œufs, produits laitiers, etc.) qui contribuent majoritairement aux apports, car, même s'ils ont des teneurs plus basses en acides gras oméga 3, ils sont consommés en grande quantité.
Quels sont leurs effets sur la santé ?
Les données scientifiques démontrent que la consommation d'acides gras oméga 3 peut conduire à : ·une diminution de la pression artérielle chez les personnes présentant une hypertension artérielle · une diminution de la quantité de triglycérides dans le sang, un type de lipides qui, en cas d'excès, contribue au développement de maladies du cœur · chez les personnes présentant au préalable des pathologies cardiovasculaires, une réduction de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaires
Le travail de l'Agence
Des apports nutritionnels conseillés pour l'ALA, l'EPA et le DHA ont été définis par l'Agence pour l'adulte, la femme enceinte et allaitante et l'enfant.
La répartition des apports entre les acides gras oméga 3 et les acides gras oméga 6, une autre famille d'acides gras essentiels, est également importante.Ces deux familles d'acides gras sont en effet métabolisées par des enzymes communes auprès desquelles ils entrent en compétition. Ainsi, un apport excessif en oméga 6 entraîne une métabolisation moindre des oméga 3. Il faut notamment veiller à ce que les apports en LA (oméga 6) ne soient pas trop élevés par rapport aux apports en ALA (oméga 3), surtout si les apports en EPA et DHA sont faibles.
En 2003, l'Agence a réalisé un rapport relatif à l'intérêt nutritionnel des acides gras de la famille oméga 3, à leur impact sur le système cardiovasculaire et aux allégations qui leur sont relatives. , L'évaluation des apports en acides gras oméga 3 a amené l'Agence à recommander la mise en place d'une politique visant à accroître le niveau des apports en acides gras oméga 3 dans la population française. Dans ce but, la promotion de la consommation des aliments naturellement riches en acides gras oméga 3, comme certains poissons et certaines huiles (colza, noix …) pourrait notamment être envisagée·.
L'Agence rappelle que les mesures de prévention des maladies cardiovasculaires ne reposent pas seulement sur la consommation alimentaire d'acides gras oméga 3, mais sur une alimentation variée et équilibrée et la pratique d'une activité physique. Au niveau domestique, certaines huiles riches en acides gras oméga 3 ne supportent pas la friture et le chauffage intense et doivent donc être utilisées en assaisonnement.