Zoonoses lutter contre les maladies transmises de l'animal à l'homme Différents agents pathogènes sont capables de franchir la barrière d'espèce. Ces zoonoses (maladies animales transmises à l'homme) peuvent entraîner des troubles allant de l'infection non perceptible à la maladie mortelle.
Les risques d'atteinte de l'homme par des agents pathogènes à partir des animaux ou des produits d'origine animale font l'objet d'une préoccupation accrue. Réseaux d'épidémiosurveillance, programmes d'études et de recherche ont été mis en place afin de mieux connaître ces maladies, établir leur prévalence, repérer les sources et réservoirs de l'infection et élaborer des systèmes de prévention adéquats. L'émergence de maladies comme celle de West Nile, apparues ou réapparues récemment en France, montre l'intérêt de promouvoir la recherche et l'épidémiosurveillance dans ce domaine.
Évaluer les risques d'émergence de nouvelles maladies
Si pour certains virus les risques de passage à l'homme sont clairement définis, pour d'autres, cette situation est hypothétique mais ne peut être écartée. L'émergence de nouvelles maladies infectieuses résulte essentiellement d'un changement des conditions d'interaction entre un agent pathogène et son hôte. Ce changement correspond à des modifications dans l'agriculture, le commerce, le tourisme ou l'usage des médicaments d'origine animale. Pour qu'une zoonose soit identifiée comme telle, il faut que l'infection animale soit suffisamment répandue ou que la maladie humaine corresponde à des symptômes identifiables évoluant sur un mode aigu. Alors seulement, le nombre de cas de maladie peut permettre d'établir une relation entre l'infection humaine et animale. L'approche d'évaluation des risques passe par la comparaison de souches isolées chez l'homme et l'animal et la mise en place d'enquêtes sérologiques. Ces approches ont cependant de nombreuses limites. La comparaison des souches humaines et animales permet exceptionnellement de conclure de manière univoque sur les risques de transmissibilité. De plus, les enquêtes sérologiques donnent des informations sur une circulation, parfois ancienne, de virus proches chez l'homme et l'animal mais ceux-ci peuvent avoir des biotypes différents. Enfin, l'évaluation des risques est impossible ou trop tardive dans le cas des maladies émergentes.
Des conditions particulières pour franchir la barrière d'espèce
De nouveaux agents pathogènes sont régulièrement mis en évidence au sein des différentes espèces animales ou présentent des modifications de leurs tissus ou des espèces touchées. Ces modifications peuvent bien sûr concerner l'homme. Toutefois, pour qu'un virus soit transmis de l'animal à l'homme, il faut tout d'abord que l'animal excrète ce virus de manière suffisamment importante. La maladie de Newcastle, par exemple, a toujours été une zoonose exceptionnelle chez l'homme alors qu'elle est relativement fréquente chez l'animal. Des conditions de proximité doivent également être réunies pour qu'une concentration suffisante de l'agent pathogène contamine l'homme. Enfin, la réponse immunitaire de l'individu contaminé doit être insuffisante. La notion de barrière d'espèce recouvre donc à la fois des mécanismes épidémiologiques définissant une probabilité d'exposition au risque et des mécanismes moléculaires (réceptivité, proximité phylogénique, mutations) limitant la réplication du virus chez un hôte différent. Bien que ces mécanismes se révèlent généralement efficaces, ils peuvent néanmoins être franchis dans certaines conditions impliquant des modifications des écosystèmes et la sélection de nouveaux variants aptes à se multiplier chez certains hôtes. L'analyse des mécanismes à l'origine de ces franchissements de barrière peut se révéler très utile pour définir de manière prospective des virus ou des situations épidémiologiques à risque.
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Zoonoses lutter contre les maladies transmises de l'animal à l'homme
Différents agents pathogènes sont capables de franchir la barrière d'espèce. Ces zoonoses (maladies animales transmises à l'homme) peuvent entraîner des troubles allant de l'infection non perceptible à la maladie mortelle.
Les risques d'atteinte de l'homme par des agents pathogènes à partir des animaux ou des produits d'origine animale font l'objet d'une préoccupation accrue. Réseaux d'épidémiosurveillance, programmes d'études et de recherche ont été mis en place afin de mieux connaître ces maladies, établir leur prévalence, repérer les sources et réservoirs de l'infection et élaborer des systèmes de prévention adéquats. L'émergence de maladies comme celle de West Nile, apparues ou réapparues récemment en France, montre l'intérêt de promouvoir la recherche et l'épidémiosurveillance dans ce domaine.
Évaluer les risques d'émergence de nouvelles maladies
Si pour certains virus les risques de passage à l'homme sont clairement définis, pour d'autres, cette situation est hypothétique mais ne peut être écartée. L'émergence de nouvelles maladies infectieuses résulte essentiellement d'un changement des conditions d'interaction entre un agent pathogène et son hôte. Ce changement correspond à des modifications dans l'agriculture, le commerce, le tourisme ou l'usage des médicaments d'origine animale. Pour qu'une zoonose soit identifiée comme telle, il faut que l'infection animale soit suffisamment répandue ou que la maladie humaine corresponde à des symptômes identifiables évoluant sur un mode aigu. Alors seulement, le nombre de cas de maladie peut permettre d'établir une relation entre l'infection humaine et animale. L'approche d'évaluation des risques passe par la comparaison de souches isolées chez l'homme et l'animal et la mise en place d'enquêtes sérologiques. Ces approches ont cependant de nombreuses limites. La comparaison des souches humaines et animales permet exceptionnellement de conclure de manière univoque sur les risques de transmissibilité. De plus, les enquêtes sérologiques donnent des informations sur une circulation, parfois ancienne, de virus proches chez l'homme et l'animal mais ceux-ci peuvent avoir des biotypes différents. Enfin, l'évaluation des risques est impossible ou trop tardive dans le cas des maladies émergentes.
Des conditions particulières pour franchir la barrière d'espèce
De nouveaux agents pathogènes sont régulièrement mis en évidence au sein des différentes espèces animales ou présentent des modifications de leurs tissus ou des espèces touchées. Ces modifications peuvent bien sûr concerner l'homme. Toutefois, pour qu'un virus soit transmis de l'animal à l'homme, il faut tout d'abord que l'animal excrète ce virus de manière suffisamment importante. La maladie de Newcastle, par exemple, a toujours été une zoonose exceptionnelle chez l'homme alors qu'elle est relativement fréquente chez l'animal. Des conditions de proximité doivent également être réunies pour qu'une concentration suffisante de l'agent pathogène contamine l'homme. Enfin, la réponse immunitaire de l'individu contaminé doit être insuffisante. La notion de barrière d'espèce recouvre donc à la fois des mécanismes épidémiologiques définissant une probabilité d'exposition au risque et des mécanismes moléculaires (réceptivité, proximité phylogénique, mutations) limitant la réplication du virus chez un hôte différent. Bien que ces mécanismes se révèlent généralement efficaces, ils peuvent néanmoins être franchis dans certaines conditions impliquant des modifications des écosystèmes et la sélection de nouveaux variants aptes à se multiplier chez certains hôtes. L'analyse des mécanismes à l'origine de ces franchissements de barrière peut se révéler très utile pour définir de manière prospective des virus ou des situations épidémiologiques à risque.