Consommation de poissons et exposition au méthylmercure
Le méthylmercure (MeHg) est la forme chimique toxique du mercure absorbable par les organismes vivants. Le mercure est un métal présent naturellement à l'état de traces dans l'environnement : essentiellement rejeté par l'écorce terrestre dans l'air, il se disperse ensuite dans les sols, les eaux et les sédiments. Il se diffuse aussi dans la nature du fait des rejets engendrés par les activités humaines : exploitation minière, métallurgie, transformation de pâte à papier, combustion des déchets et des combustibles fossiles en particulier.
Très volatil sous sa forme élémentaire, c'est à la suite de transformations chimiques que le mercure devient toxique et facilement bioaccumulable. Présent à de faibles concentrations dans l'eau ou les sédiments sous sa forme méthylée, il peut se concentrer très fortement dans les organismes aquatiques, sa teneur tendant à s'élever au fil de la chaîne alimentaire, à chaque fois qu'une espèce en mange une autre.
Pourquoi l'Afssa s'en préoccupe-t-elle ?
La consommation de poisson constitue la principale source d'exposition alimentaire de l'homme au méthylmercure. Le niveau de contamination des poissons varie selon les espèces. Il a tendance à être plus élevé chez celles qui se situent en haut de la chaîne alimentaire (les grands prédateurs).
A haute dose, le méthylmercure est toxique pour le système nerveux central de l'homme, en particulier durant son développement in utero et au cours de la petite enfance. Il peut provoquer des troubles comportementaux légers ou des retards de développement chez les enfants exposés in utero ou après la naissance, même en l'absence de signes toxiques chez la mère.
Que recommande l'Afssa ?
Pour l'ensemble de la population, l'Afssa estime que la consommation de poissons ne présente pas de risque pour la santé au regard du risque lié au méthylmercure. En effet, l'apport de la population en méthylmercure est inférieur à la dose journalière tolérable (1) définie par l'Organisation mondiale de la santé.
Au regard des bénéfices nutritionnels liés à la consommation de poissons (acides gras essentiels, protéines, vitamines, minéraux et oligo-éléments), l'Afssa recommande : - de consommer du poisson deux fois par semaine dont les poissons gras (saumon, maquereau, sardine, anchois, truite fumée, hareng…) ; - de diversifier les espèces de poissons consommées. >en savoir plus
Pour les femmes enceintes et allaitantes et les enfants en bas âge (moins de 30 mois), l'Afssa recommande de prendre des précautions particulières : - éviter à titre de précaution de consommer les poissons les plus contaminés : requins, lamproies, espadons, marlins (proche de l'espadon) et sikis (variété de requin) - limiter la consommation de poissons susceptibles d'être fortement contaminés (2) à 150 g par semaine pour les femmes enceintes et allaitantes et à 60 g par semaine pour les enfants de moins de 30 mois.
(1) La dose journalière tolérable est la quantité de substance qui peut être quotidiennement ingérée par le consommateur sans effets néfastes pour sa santé. (2) baudroies ou lottes, loup de l'Atlantique, bonite, anguille et civelle, empereur, hoplostète orange ou hoplostète de Méditerranée, grenadier , flétan de l'Atlantique, cardine, mulet, brochet, palomète, capelan de Méditerranée, pailona commun, raies, grande sébaste, voilier de l'Atlantique, sabre argent et sabre noir , dorade, pageot, escolier noir ou stromaté, rouvet, escolier serpent, esturgeon, thon …
Février 2009 Les avis rendus par l'Afssa Saisie par la Direction générale de la Santé, l'Afssa a rendu 3 avis pour évaluer le risque sanitaire lié à la consommation de poissons contaminés par du méthylmercure. Au fil de ses avis, l'Agence a affiné et précisé ses recommandations au regard de l'évolution des valeurs guides internationales et des données disponibles sur le mercure, sur la consommation alimentaire des différentes catégories de population et sur la contamination des différents types de poissons. Octobre 2002 Pour la première fois en France, un avis est émis pour prévenir les risques d'intoxication au mercure liés à la consommation de poisson. L'Afssa recommande aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants de diversifier leur consommation de poissons et de limiter leur consommation de poissons susceptibles d'être fortement contaminés. Mars 2004 Après la réévaluation par l'Organisation mondiale de la santé de la dose journalière de mercure tolérable pour la santé, l'Afssa renforce ses recommandations en direction des femmes enceintes et allaitantes et des jeunes enfants. Elle leur préconise de limiter leur consommation de poissons susceptibles d'être fortement contaminés à une seule fois par semaine. Juillet 2006 L'Afssa renforce et affine son avis précédent : elle recommande aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants d'éviter de consommer les poissons les plus contaminés (espadon, marlin,siki). Elle estime nécessaire de réaliser des enquêtes de consommation alimentaire dans les départements et territoires d'outre-mer pour évaluer l'exposition de leur population au méthylmercure. Focus sur... Avis et/ou rapports relatifs à ce thème : Pour en savoir plus...
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Consommation de poissons et exposition au méthylmercure
Le méthylmercure (MeHg) est la forme chimique toxique du mercure absorbable par les organismes vivants. Le mercure est un métal présent naturellement à l'état de traces dans l'environnement : essentiellement rejeté par l'écorce terrestre dans l'air, il se disperse ensuite dans les sols, les eaux et les sédiments. Il se diffuse aussi dans la nature du fait des rejets engendrés par les activités humaines : exploitation minière, métallurgie, transformation de pâte à papier, combustion des déchets et des combustibles fossiles en particulier.
Très volatil sous sa forme élémentaire, c'est à la suite de transformations chimiques que le mercure devient toxique et facilement bioaccumulable. Présent à de faibles concentrations dans l'eau ou les sédiments sous sa forme méthylée, il peut se concentrer très fortement dans les organismes aquatiques, sa teneur tendant à s'élever au fil de la chaîne alimentaire, à chaque fois qu'une espèce en mange une autre.
Pourquoi l'Afssa s'en préoccupe-t-elle ?
La consommation de poisson constitue la principale source d'exposition alimentaire de l'homme au méthylmercure. Le niveau de contamination des poissons varie selon les espèces. Il a tendance à être plus élevé chez celles qui se situent en haut de la chaîne alimentaire (les grands prédateurs).
A haute dose, le méthylmercure est toxique pour le système nerveux central de l'homme, en particulier durant son développement in utero et au cours de la petite enfance. Il peut provoquer des troubles comportementaux légers ou des retards de développement chez les enfants exposés in utero ou après la naissance, même en l'absence de signes toxiques chez la mère.
Que recommande l'Afssa ?
Pour l'ensemble de la population, l'Afssa estime que la consommation de poissons ne présente pas de risque pour la santé au regard du risque lié au méthylmercure. En effet, l'apport de la population en méthylmercure est inférieur à la dose journalière tolérable (1) définie par l'Organisation mondiale de la santé.
Au regard des bénéfices nutritionnels liés à la consommation de poissons (acides gras essentiels, protéines, vitamines, minéraux et oligo-éléments), l'Afssa recommande : - de consommer du poisson deux fois par semaine dont les poissons gras (saumon, maquereau, sardine, anchois, truite fumée, hareng…) ; - de diversifier les espèces de poissons consommées. >en savoir plus
Pour les femmes enceintes et allaitantes et les enfants en bas âge (moins de 30 mois), l'Afssa recommande de prendre des précautions particulières : - éviter à titre de précaution de consommer les poissons les plus contaminés : requins, lamproies, espadons, marlins (proche de l'espadon) et sikis (variété de requin) - limiter la consommation de poissons susceptibles d'être fortement contaminés (2) à 150 g par semaine pour les femmes enceintes et allaitantes et à 60 g par semaine pour les enfants de moins de 30 mois.
(1) La dose journalière tolérable est la quantité de substance qui peut être quotidiennement ingérée par le consommateur sans effets néfastes pour sa santé. (2) baudroies ou lottes, loup de l'Atlantique, bonite, anguille et civelle, empereur, hoplostète orange ou hoplostète de Méditerranée, grenadier , flétan de l'Atlantique, cardine, mulet, brochet, palomète, capelan de Méditerranée, pailona commun, raies, grande sébaste, voilier de l'Atlantique, sabre argent et sabre noir , dorade, pageot, escolier noir ou stromaté, rouvet, escolier serpent, esturgeon, thon …
Février 2009
Les avis rendus par l'Afssa Saisie par la Direction générale de la Santé, l'Afssa a rendu 3 avis pour évaluer le risque sanitaire lié à la consommation de poissons contaminés par du méthylmercure. Au fil de ses avis, l'Agence a affiné et précisé ses recommandations au regard de l'évolution des valeurs guides internationales et des données disponibles sur le mercure, sur la consommation alimentaire des différentes catégories de population et sur la contamination des différents types de poissons. Octobre 2002 Pour la première fois en France, un avis est émis pour prévenir les risques d'intoxication au mercure liés à la consommation de poisson. L'Afssa recommande aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants de diversifier leur consommation de poissons et de limiter leur consommation de poissons susceptibles d'être fortement contaminés. Mars 2004 Après la réévaluation par l'Organisation mondiale de la santé de la dose journalière de mercure tolérable pour la santé, l'Afssa renforce ses recommandations en direction des femmes enceintes et allaitantes et des jeunes enfants. Elle leur préconise de limiter leur consommation de poissons susceptibles d'être fortement contaminés à une seule fois par semaine. Juillet 2006 L'Afssa renforce et affine son avis précédent : elle recommande aux femmes enceintes et allaitantes et aux jeunes enfants d'éviter de consommer les poissons les plus contaminés (espadon, marlin,siki). Elle estime nécessaire de réaliser des enquêtes de consommation alimentaire dans les départements et territoires d'outre-mer pour évaluer l'exposition de leur population au méthylmercure.