Les apports conseillés en macro- et micro-nutriments
L'alimentation quotidienne de chaque individu doit lui apporter une quantité suffisante de différents macronutriments (protéines, lipides, glucides) et micronutriments (vitamines, minéraux et oligoéléments) pour assurer la couverture de l'ensemble de ses besoins physiologiques. Ces besoins individuels sont influencés par de nombreux facteurs, notamment le sexe, l'âge, l'état physiologique (croissance, grossesse, allaitement), l'activité physique, ainsi que par des caractéristiques spécifiques à chaque individu, dont certaines sont encore mal connues. De plus, il n'est pas techniquement possible d'évaluer précisément les besoins de chaque individu au sein d'une population donnée. Ainsi, dans chaque pays, des valeurs d'apports alimentaires permettant de couvrir les besoins de groupes d'individus, valeurs établies par combinaison de résultats d'études sur des individus avec ceux d'études sur des populations, sont proposées.
En France, ces valeurs correspondent aux apports nutritionnels conseillés pour la population (ANC) définis pour chaque nutriment comme étant l'apport permettant de couvrir les besoins physiologiques de la quasi totalité (97,5% des sujets) de la population, population en bonne santé ou supposée comme telle. Les ANC sont fixés pour un groupe de la population de sexe et d'âge définis, tiennent compte des variations entre individus et sont établis sur la base de la couverture du besoin moyen. Ils correspondent en général à 130% du besoin moyen.
Les valeurs d'ANC proposées ne sont donc pas des normes individuelles contraignantes à atteindre mais des références pour les populations et des points de repères pour les individus.
Autrement dit, la situation nutritionnelle idéale dans une population est que la grande majorité des individus ait un apport alimentaire proche de l'ANC ; à l'inverse des apports en dessous des ANC n'est pas synonyme de non-couverture des besoins mais de risque de déficience augmenté. Par convention, on parle de risque élevé de déficience lorsque les apports alimentaires sont inférieurs aux 2/3 des ANC. A l'opposé, on parle de risque de surcharge toxique lorsque la limite de sécurité est dépassée, limite de sécurité correspondant à la quantité maximale d'un nutriment qu'un individu peut consommer, sans risque pour sa santé, pendant toute la durée de sa vie.
Initialement, les valeurs des ANC ont été élaborées pour disposer d'outils permettant de repérer et corriger des carences en nutriments indispensables (protection de la santé). Puis, les changements de modes de vie, l'augmentation du niveau de vie, la disparition quasi totale des carences cliniques dans les pays industrialisés et l'accumulation très rapide des connaissances fondamentales en nutrition ; ont conduit à une modification de nos besoins et une amélioration des techniques d'évaluation de ceux-ci entraînant une évolution du concept des ANC : en ce début du XXIe siècle, la question centrale est la définition de niveaux d'apports en termes d'optimisation des fonctions normales de notre organisme avec comme but ultime une réduction du risque d'apparition de maladies à composante nutritionnelle démontrée (promotion de la santé).
Indice de diversité alimentaire
Selon leur composition biochimique, les aliments sont classés en cinq grands groupes : viande/poissons/œufs, produits laitiers, céréales/pomme de terre/légumes secs, matières grasses, légumes et fruits. La valeur de l'indice de diversité alimentaire correspond au nombre de groupes d'aliments consommés par jour. Ainsi, lorsque cette valeur est supérieure ou égale à 3 on parle de forte diversité alimentaire.
Une analyse des résultats d'enquêtes alimentaires montre que la diversité alimentaire maximale (indice 5) est observée chez plus de 1 français sur 2 (par comparaison, seulement chez 1 américain sur 3). De plus c'est la consommation ou non de fruits et de légumes qui détermine en grande partie la valeur de cet indice.
Typologies de consommation alimentaire
Elles permettent de mettre en évidence les caractéristiques des régimes alimentaires individuels pris dans leur globalité. L'ensemble des aliments consommés sur 7 jours sont relevés et regroupés en catégories. Puis une analyse fine permet de dégager 6 grands groupes de consommateurs de plus de 18 ans selon leur profil de consommation de ces catégories d'aliments. Enfin, en fonction d'un indice de diversité alimentaire (consommation des différentes catégories d'aliments) décroissant on distingue :
· les petits mangeurs diversifiés (fortes consommations de fruits et légumes, apport énergétique faible) · les gros mangeurs diversifiés (alimentation diversifiée mais très énergétique car surconsommation de pain, viande, beurre, sucreries) · les mangeurs standard (niveaux moyens de consommation de toutes les catégories d'aliments) · les jeunes mangeurs (plus forts consommateurs de biscuits sucrés, riz, pâtes, sodas, chocolat) · les petits mangeurs pressés (apports énergétiques faibles, forts consommateurs de viennoiseries, pizza et quiches) · les gros mangeurs monotones (surconsommation de boissons alcoolisées, gros consommateurs de fromages, charcuteries, pomme de terre)
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Les apports conseillés en macro- et micro-nutriments
L'alimentation quotidienne de chaque individu doit lui apporter une quantité suffisante de différents macronutriments (protéines, lipides, glucides) et micronutriments (vitamines, minéraux et oligoéléments) pour assurer la couverture de l'ensemble de ses besoins physiologiques. Ces besoins individuels sont influencés par de nombreux facteurs, notamment le sexe, l'âge, l'état physiologique (croissance, grossesse, allaitement), l'activité physique, ainsi que par des caractéristiques spécifiques à chaque individu, dont certaines sont encore mal connues. De plus, il n'est pas techniquement possible d'évaluer précisément les besoins de chaque individu au sein d'une population donnée. Ainsi, dans chaque pays, des valeurs d'apports alimentaires permettant de couvrir les besoins de groupes d'individus, valeurs établies par combinaison de résultats d'études sur des individus avec ceux d'études sur des populations, sont proposées.
En France, ces valeurs correspondent aux apports nutritionnels conseillés pour la population (ANC) définis pour chaque nutriment comme étant l'apport permettant de couvrir les besoins physiologiques de la quasi totalité (97,5% des sujets)de la population, population en bonne santé ou supposée comme telle. Les ANC sont fixés pour un groupe de la population de sexe et d'âge définis, tiennent compte des variations entre individus et sont établis sur la base de la couverture du besoin moyen. Ils correspondent en général à 130% du besoin moyen. Les valeurs d'ANC proposées ne sont donc pas des normes individuelles contraignantes à atteindre mais des références pour les populations et des points de repères pour les individus. Autrement dit, la situation nutritionnelle idéale dans une population est que la grande majorité des individus ait un apport alimentaire proche de l'ANC ; à l'inverse des apports en dessous des ANC n'est pas synonyme de non-couverture des besoins mais de risque de déficience augmenté. Par convention, on parle de risque élevé de déficiencelorsque les apports alimentaires sont inférieurs aux 2/3 des ANC. A l'opposé, on parle de risque de surcharge toxique lorsque la limite de sécurité est dépassée, limite de sécurité correspondant à la quantité maximale d'un nutriment qu'un individu peut consommer, sans risque pour sa santé, pendant toute la durée de sa vie.
Initialement, les valeurs des ANC ont été élaborées pour disposer d'outils permettant de repérer et corriger des carences en nutriments indispensables (protection de la santé). Puis, les changements de modes de vie, l'augmentation du niveau de vie, la disparition quasi totale des carences cliniques dans les pays industrialisés et l'accumulation très rapide des connaissances fondamentales en nutrition ; ont conduit à une modification de nos besoins et une amélioration des techniques d'évaluation de ceux-ci entraînant une évolution du concept des ANC : en ce début du XXIe siècle, la question centrale est la définition de niveaux d'apports en termes d'optimisation des fonctions normales de notre organisme avec comme but ultime une réduction du risque d'apparition de maladies à composante nutritionnelle démontrée (promotion de la santé).
Indice de diversité alimentaire Selon leur composition biochimique, les aliments sont classés en cinq grands groupes : viande/poissons/œufs, produits laitiers, céréales/pomme de terre/légumes secs, matières grasses, légumes et fruits. La valeur de l'indice de diversité alimentaire correspond au nombre de groupes d'aliments consommés par jour. Ainsi, lorsque cette valeur est supérieure ou égale à 3 on parle de forte diversité alimentaire.
Une analyse des résultats d'enquêtes alimentaires montre que la diversité alimentaire maximale (indice 5) est observée chez plus de 1 français sur 2 (par comparaison, seulement chez 1 américain sur 3). De plus c'est la consommation ou non de fruits et de légumes qui détermine en grande partie la valeur de cet indice.
Typologies de consommation alimentaire
Elles permettent de mettre en évidence les caractéristiques des régimes alimentaires individuels pris dans leur globalité. L'ensemble des aliments consommés sur 7 jours sont relevés et regroupés en catégories. Puis une analyse fine permet de dégager 6 grands groupes de consommateurs de plus de 18 ans selon leur profil de consommation de ces catégories d'aliments. Enfin, en fonction d'un indice de diversité alimentaire (consommation des différentes catégories d'aliments) décroissant on distingue :
· les petits mangeurs diversifiés (fortes consommations de fruits et légumes, apport énergétique faible) · les gros mangeurs diversifiés (alimentation diversifiée mais très énergétique car surconsommation de pain, viande, beurre, sucreries) · les mangeurs standard (niveaux moyens de consommation de toutes les catégories d'aliments) · les jeunes mangeurs (plus forts consommateurs de biscuits sucrés, riz, pâtes, sodas, chocolat) · les petits mangeurs pressés (apports énergétiques faibles, forts consommateurs de viennoiseries, pizza et quiches) · les gros mangeurs monotones (surconsommation de boissons alcoolisées, gros consommateurs de fromages, charcuteries, pomme de terre)