Point sur la présence d’acrylamide dans les denrées alimentaires
En 2002, l’Afssa avait été saisie sur les risques sanitaires liés à la présence d’acrylamide néoformée au cours des procédés de transformation et de cuisson des denrées alimentaires.
Si l’acrylamide, en tant que substance chimique est reconnue génotoxique et cancérogène, il convenait de s’interroger sur sa toxicité lorsqu’elle est néoformée, au sein de la matrice alimentaire. De nombreuses recherches ont été engagées au plan international et en particulier à l’Afssa au laboratoire d'études et de recherche sur les médicaments vétérinaires et les désinfectants de Fougères.
Après deux premiers points d’information en 2002 et 2003, l’Afssa a publié le 13 mai 2005, une nouvelle mise à jour des connaissances sur les aspects toxicologiques, notamment la biodisponibilité de l’acrylamide néoformée après ingestion via les aliments et son impact sur les cellules animales, et une évaluation de l’exposition de la population française à par-tir de produits consommés en France pour la majorité desquels les concentrations en acrylamide ont été mesurées par le laboratoire de l’Afssa de Maisons-Alfort.
Une estimation de l’exposition réalisée par la FAO/OMS portant sur 17 pays dans le monde (exposition moyenne : 1 µg/kg de poids corporel/j, exposition des forts consommateurs : 4 µg/kg pc/j) montre que l’exposition de la population française est dans les mêmes ordres de grandeur (exposition des forts consommateurs adultes : 0,98 µg/kg pc/j et celle des enfants : 2,54 µg/kg pc/j). Les aliments les plus contributeurs restent les frites et les viennoiseries, notamment chez les enfants. D’importants efforts de recherche ont été entrepris par l’industrie pour réduire les niveaux d’acrylamide dans les produits trans-formés. Cependant, les taux d’acrylamide étant très variables selon les denrées, en l’état actuel des connaissances, il n’est pas possible de faire des recommandations particulières de préparation ou de consommation alimentaire.
L’Afssa rappelle qu’il est préconisé d’avoir une alimentation diversifiée et équilibrée, riche en fruits et en légumes et modérée en aliments gras et frits.
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Point sur la présence d’acrylamide dans les denrées alimentaires
En 2002, l’Afssa avait été saisie sur les risques sanitaires liés à la présence d’acrylamide néoformée au cours des procédés de transformation et de cuisson des denrées alimentaires.
Si l’acrylamide, en tant que substance chimique est reconnue génotoxique et cancérogène, il convenait de s’interroger sur sa toxicité lorsqu’elle est néoformée, au sein de la matrice alimentaire. De nombreuses recherches ont été engagées au plan international et en particulier à l’Afssa au laboratoire d'études et de recherche sur les médicaments vétérinaires et les désinfectants de Fougères.
Après deux premiers points d’information en 2002 et 2003, l’Afssa a publié le 13 mai 2005, une nouvelle mise à jour des connaissances sur les aspects toxicologiques, notamment la biodisponibilité de l’acrylamide néoformée après ingestion via les aliments et son impact sur les cellules animales, et une évaluation de l’exposition de la population française à par-tir de produits consommés en France pour la majorité desquels les concentrations en acrylamide ont été mesurées par le laboratoire de l’Afssa de Maisons-Alfort.
Une estimation de l’exposition réalisée par la FAO/OMS portant sur 17 pays dans le monde (exposition moyenne : 1 µg/kg de poids corporel/j, exposition des forts consommateurs : 4 µg/kg pc/j) montre que l’exposition de la population française est dans les mêmes ordres de grandeur (exposition des forts consommateurs adultes : 0,98 µg/kg pc/j et celle des enfants : 2,54 µg/kg pc/j). Les aliments les plus contributeurs restent les frites et les viennoiseries, notamment chez les enfants. D’importants efforts de recherche ont été entrepris par l’industrie pour réduire les niveaux d’acrylamide dans les produits trans-formés. Cependant, les taux d’acrylamide étant très variables selon les denrées, en l’état actuel des connaissances, il n’est pas possible de faire des recommandations particulières de préparation ou de consommation alimentaire.
L’Afssa rappelle qu’il est préconisé d’avoir une alimentation diversifiée et équilibrée, riche en fruits et en légumes et modérée en aliments gras et frits.