Le plan cancer

 "Le cancer, c'est un véritable drame national, qui exige un effort considérable, un effort de recherche, un effort de prévention et de dépistage, un effort de traitement, y compris de soutien psychologique de la maladie". Le plan de mobilisation nationale contre le cancer met en oeuvre le choix du Président de la République. Il constitue un programme stratégique pour les cinq ans à venir. Il comporte six chapitres opérationnels et prioritaires à l'horizon 2007 - prévenir, dépister, soigner, accompagner, enseigner, comprendre et découvrir - pour un but unique : vaincre la maladie et se battre pour la vie.

 

Les dispositions du plan cancer constituent les éléments concrets d'une politique moderne de santé publique visant à lutter contre les pathologies cancéreuses.

 

De très nombreux cancers peuvent être évités en limitant les agressions contre nos organismes. Celles-ci sont la conséquence de nos comportements : fumer, boire à l'excès, exposer un jeune enfant au soleil sans protection, ne pas manger assez de fruits et légumes. Elles résultent également de notre environnement : subir le tabagisme passif, côtoyer des matières cancérigènes dans son travail, respirer un air pollué par des agents potentiellement cancérigènes.

 

 Origine environnementale des cancers et travaux méthodologiques

 

Le Plan cancer du Gouvernement a été décliné par une convention DGS-Afsse du 31 mars 2004 prévoyant plusieurs types d'actions touchant toutes les connaissances sur les déterminants environnementaux ou professionnels des cancers :

 

 veille scientifique ;
 amélioration de l'état des connaissances : expertises collectives ; 
 soutien de projets de recherche ; 
 travaux méthodologiques sur les valeurs toxicologiques de référence (VTR) de cancérogènes ; 
 connaissance des expositions aux facteurs cancérogènes.

 

L'Agence a confié à l'Inserm, qui dispose d'un savoir-faire et d'une structure adaptée, le soin de conduire un ensemble d'expertises collectives sur l'état des connaissances et des lacunes en matière de déterminants environnementaux des cancers.

 

En juillet 2005, l'Inserm a publié les résultats d'une première expertise préalable, portant sur l'analyse des données d'incidence et de mortalité par siège de tumeur et leurs évolutions, ainsi que sur les aspects méthodologiques de l'estimation de la part de risque attribuable à des déterminants environnementaux. Ce travail a ensuite permis d'engager avec l'Inserm une expertise collective sur un premier groupe de cancers : poumon, mésothéliome de la plèvre, hémopathies malignes (adultes et enfants), système nerveux central (adultes et enfants).

 

Le très vaste domaine que recouvre la notion de VTR (valeurs toxicologiques de référence) a amené l'Agence à organiser le travail dans un premier temps autour des substances chimiques toxiques pour la reproduction. Depuis, elle a souhaité étendre cette démarche au domaine des substances chimiques cancérogènes, conformément à la mission qui lui a été confiée dans le cadre du Plan cancer.

 

 Au 1er juillet 2010 l'Afssa et l'Afsset ont fusionné pour créer l'Anses, agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.

 

 En savoir plus :

 

 Suivi des 70 mesures du Plan cancer

 

 Plan cancer 2003-2007

 

 Les valeurs toxicologiques de référence

 

 Site du ministère en charge de la santé : le dossier "Cancer"

 

 Site de l'Institut national du cancer (INCa)