Les résultats d'une évaluation de risque(1), coordonnée par l'Institut de veille sanitaire (InVS) et réalisée conjointement avec l'Agence française de sécurité environnementale (AFSSE), initiée en 2002, démontrent que le risque global lié au stockage de déchets pour la santé est limité en France, même si des études complémentaires doivent encore être menées. Les résultats de ce travail sont présentés aujourd'hui par l'InVS à l'occasion de la journée technique « Optimiser la gestion des centres de stockage : les bonnes pratiques » organisée par l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME).
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L'objectif était de dresser un état des lieux sur l'impact sanitaire du stockage des déchets ménagers et industriels selon différents types de centres de stockage. Le risque sanitaire, par ingestion d'eau ou en raison de sol contaminé et/ou inhalation d'air pollué a été estimé en fonction d'une part, des données disponibles en France sur les polluants émis par les déchets stockés, et d'autre part, en l'absence d'information nationale sur les émissions polluantes, d'après les données de la littérature scientifique internationale.
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Il ressort de cette étude que la situation générale du risque lié au stockage de déchets ménagers en France, n'apparaît pas particulièrement préoccupante, au vu des analyses des conséquences des expositions au long cours. Néanmoins, des améliorations sont à apporter notamment sur l'impact sanitaire à court terme qui peut encore être associé aux émissions de certaines décharges de déchets bruts insuffisamment contrôlées. En effet, des troubles liés au stockage de déchets dans de telles conditions peuvent affecter la vie des riverains (nuisances odorantes et/ou émissions d'hydrogène sulfuré qui peuvent entraîner des effets irritatifs au niveau des muqueuses). Par ailleurs, les connaissances sur les effets reprotoxiques (effets toxiques sur la reproduction) demandent à être approfondies.
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Les auteurs recommandent une meilleure surveillance environnementale du stockage de déchets, ainsi qu'un meilleur suivi des professionnels travaillant sur ces sites et exposés au long cours. Une amélioration de l'information des riverains est proposée. Ce travail a associé des partenaires institutionnels et scientifiques (ADEME, BRGM, Ineris, RSD, Astee, SFSP). Un conseil scientifique a assuré la cohérence de l'ensemble du travail. Ce projet a reçu le soutien financier du ministère chargé de la Santé et de l'ADEME.
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