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Actualité


11 juin 2007
Deuxième journée de mesure de l'exposition à la pollution atmosphérique pour 150 volontaires franciliens. Une collaboration Afsset-AIRPARIF

Mardi 12 juin, Airparif fait à nouveau appel aux 150 volontaires de l'étude exploratoire visant à mieux connaître l'exposition individuelle des franciliens à la pollution atmosphérique.

Après une première campagne de mesure réalisée le 13 février dernier en situation hivernale, il s'agit de la dernière journée de mesure, cette fois-ci en condition estivale, de cette étude commandée par l'Afsset (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail) à Airparif. L'objectif est d'évaluer les différences d'exposition à la pollution de personnes utilisant des modes de transport différents. Quatre catégories de volontaires sont prises en compte :

 

 les piétons et cyclistes 
 les automobilistes 
 les usagers des transports en commun 
 les sédentaires

 

Cette étude a également comme objectif de faire le lien entre l'exposition individuelle de ces volontaires avec les niveaux de pollution relevés par le réseau de stations d'AIRPARIF, pour définir le lien qui existe entre les niveaux de concentrations auxquels sont soumis les individus et les niveaux de pollution mesurés à l'extérieur par le réseau de mesure.

Tout comme en février, les volontaires seront équipés toute la journée de capteurs portatifs de pollution. Trois polluants caractéristiques et présentant des effets sur la santé seront suivis :

 

 le dioxyde d'azote, représentatif de la pollution extérieure et en particulier de la pollution émise par le trafic routier, 
 le benzène, caractéristique de la pollution des véhicules essence,
 le formaldéhyde, polluant essentiellement présent à l'intérieur des bâtiments.

 

Quelques résultats de la première campagne de mesure
Malgré des résultats très variables d'un individu à l'autre selon le mode de vie, le lieu de résidence et de travail et les modes de transports utilisés, quelques grandes lignes émergent déjà des résultats de la campagne de mesure réalisée en février :

 

 A l'extérieur, le réseau de stations de mesure d'Airparif reflète correctement la variation des niveaux de benzène et de dioxyde d'azote auxquels sont soumis les volontaires, quels que soient leurs modes de déplacement. Les niveaux d'exposition sont compris entre :
- ceux obtenus sur les stations mesurant la qualité générale de l'air ambiant, et donc la pollution à laquelle on ne peut échapper tout au long de la journée,
- et ceux observés par les stations en bordure de route. Les niveaux de ces stations correspondent à une forte pollution mais à laquelle on est généralement exposé sur des durées plus courtes.

 

 Les niveaux d'exposition au dioxyde d'azote et au benzène varient beaucoup d'un volontaire à l'autre en fonction de la nature du transport utilisé entre le domicile et le travail, ainsi qu'en fonction du mode de vie. Une grande variabilité s'observe également à l'intérieur d'une même catégorie de volontaires, en particulier les automobilistes. Des écarts importants ont été mis en évidence en fonction du temps de parcours, du type de route fréquentée (autoroute, route départementale…) et de la fluidité du trafic. Par exemple, les automobilistes qui ne se sont déplacés qu'en Grande-Couronne ont été les moins exposés de cette catégorie de volontaires. A l'inverse, les volontaires qui utilisent la voiture pour leur activité professionnelle (chauffeur de taxi et infirmière à domicile par exemple) présentent l'exposition la plus élevée pour ces deux polluants.

 

La différence d'exposition à la pollution des piétons et des cyclistes peut également être importante même pour de petits parcours (moins d'une heure par jour) selon leur lieu de domicile et de travail. A titre d'exemple, l'exposition d'un parisien serait deux fois plus forte pour le dioxyde d'azote et une fois et demi plus forte pour le benzène que celle d'un habitant des Yvelines.

 

 Les résultats confirment que ce sont les individus utilisant leur voiture qui sont le plus exposés au benzène.

 

 Pour le formaldéhyde, indicateur de la pollution intérieure, ce sont sans surprise les volontaires sédentaires qui ont été en moyenne les plus exposés avec des niveaux environ un tiers supérieurs à ceux des non-sédentaires. Mais même pour les non-sédentaires, leur exposition est près de 5 fois supérieure aux concentrations relevées dans l'air ambiant de l'agglomération parisienne. Ce résultat confirme la présence caractéristique de ce polluant dans les locaux et l'importance de la qualité de l'air dans les bureaux et les logements compte tenu de la durée passée chaque jour à l'intérieur. Les résultats sont utiles pour d'autres travaux en cours à l'Afsset, d'évaluation des risques de produits chimiques.

 

Ces premiers résultats hivernaux seront complétés par ceux de la journée de mesure estivale. Le rapport final de l'étude est prévu pour la fin de l'année 2007.

 

 En savoir plus :

 

 Télécharger le communiqué de presse

 

Etudes de l'Afsset sur la qualité de l'air :

 

 Air proche

 

 Parkings souterrains

 

 Pollution atmosphérique urbaine

 

Contacts presse :

 

 AFSSET (www.afsset.fr)
Laure Peckeu
Responsable relations presse
Tel : 01 56 29 56 42
Mail : presse@afsset.fr

 

 AIRPARIF (www.airparif.asso.fr)
Karine LEGER et Martine BOISSAVY-VINAU
Service Communication,
Tel : 01 44 59 40 98
Mail : Karine.leger@airparif.asso.fr et martine.boissavy-vinau@airparif.asso.fr







 

 

 


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