Les experts estiment le risque de contamination humaine nul à négligeable dans la situation actuelle et compte-tenu des connaissances.
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Présidé par Mme Michèle LEGEAS, professeure chercheure à l'Ecole nationale de santé publique, le groupe d'experts désigné par l'Afsset pour se prononcer sur les risques de contamination humaine par les virus de type H5N1, suite à une exposition à des eaux de surface ou des eaux usées éventuellement contaminées, a rendu ses conclusions le 30 janvier 2007.
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Les experts considèrent aujourd'hui comme nul à négligeable1 le risque de contamination massive de ces eaux. Le risque pour l'Homme lié à une exposition à ces eaux est également jugé nul à négligeable1 pour la population générale et professionnelle. Cet avis correspond à la situation actuelle et aux connaissances disponibles à ce jour.
Néanmoins, la situation pouvant évoluer (mutation du virus, observation de transmission inter-humaine…), des niveaux de risque sont estimés pour plusieurs scénarios et les experts proposent plusieurs mesures afin d'anticiper une telle évolution.
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L'Afsset recommande notamment que toute nouvelle donnée sur le sujet lui soit transmise afin que les experts du groupe de travail puissent effectuer une révision périodique du présent avis.
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Cet avis complète celui rendu en juin 2006 par ce même groupe d'experts sur les risques liés aux eaux de baignade, éventuellement contaminées.
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Ces travaux entrent dans le cadre des mesures mises en place et des demandes faites par le Délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire pour évaluer les risques sanitaires liés à la présence de virus Influenza aviaires, dans le cas d'épizootie ou dans le cas d'une pandémie humaine.
On peut rappeler que les oiseaux sauvages, malades ou porteurs sains, sont des vecteurs du virus, et peuvent ainsi par excrétion fécale contaminer les milieux, notamment les milieux aquatiques, où la persistance du virus dépend de facteurs tels que la température. Des mesures de prévention de contamination des eaux et des milieux existent déjà par une surveillance importante des élevages et par la recherche des oiseaux sauvages morts qui sont soumis à des examens vétérinaires.
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Les experts soulignent cependant que le mode de contamination humaine reste principalement aérien via l'inhalation de particules et d'aérosols, mais que d'autres voies de contamination ne peuvent être exclues dans l'état actuel des connaissances, notamment par contact direct avec la bouche et les yeux.
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C'est pourquoi, le Délégué interministériel à la lutte contre la grippe aviaire a également chargé l'Afsset d'évaluer les risques sanitaires pour l'Homme, liés à la présence de virus Influenza pandémique dans l'air des bâtiments et à sa diffusion éventuelle par des dispositifs de ventilation. Ce travail, soumis aux experts, est en cours.
1 Probabilité qualitative assignée selon 5 niveaux : nulle = la survenue de l'événement n'est pas possible ; négligeable = la survenue de l'événement ne serait possible que dans des circonstances exceptionnelles ; faible = la survenue de l'événement est peu probable mais possible dans certaines circonstances ; modérée = la survenue de l'événement est nettement possible ; élevée = la probabilité de survenue de l'événement est grande (source : Zepeda-Sein, 1998).
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